Le Col Omer Marie Bruno TAPSOBA ,  Chef d’Etat Major entrant

Les pandores du Burkina Faso sont à présent sous les ordres du colonel Tapsoba Omer Marie Bruno. Le nouveau chef d’Etat-major en remplacement du colonel-major Coulibaly Tuandaba Marcel. La passation de commandement s’est déroulée sur l’avenue Thomas Sankara qui sépare l’Etat-major de la gendarmerie nationale et le Camp Paspanga ce mardi 23 mai 2017.   

Nommé le 27 avril dernier, le colonel Tapsoba a pris officiellement ce mardi les rênes de la gendarmerie nationale décrite par le chef d’Etat-major général des armées comme étant l’« une des grosses institutions actuellement qui est sur la brèche compte tenu de la menace sécuritaire, de tous les remous sociaux ». En effet, en plus de la Légion spéciale, le groupement de sécurité et d’intervention, celui de l’escorte d’honneur, l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale a été créée pour contrer la menace terroriste.

Le colonel-major Coulibaly Tuandaba Marcel, qui a passé le commandement après l’avoir pris le 22 novembre 2011, est revenu sur son engagement d’antan. Celui de poursuivre le maillage de la gendarmerie sur le territoire national, de parfaire et de réduire les délais d’intervention des unités. Sous son commandement, capitalise-t-il, 15 brigades, 11 postes, 04 compagnies de gendarmerie départementale et 07 escadrons de gendarmerie mobile.

Le tout avec pour objectif de répondre à l’exigence de se rapprocher « le plus près possible » des populations et de disposer de réserves d’intervention dans les régions administratives dans l’optique de rétablir l’ordre partout. Mais, bien de choses restent à réaliser au profit du corps notamment la finition des travaux de l’école nationale de gendarmerie, ceux de la caserne de l’unité spéciale d’intervention. Une finition pour laquelle, l’institution est en quête de financement.

Le nouveau commandant est prêt à affronter le terrorisme

Le colonel-major Coulibaly ne s’attire pas à lui seul le mérite des acquis, parce qu’ « une seule hirondelle ne fait pas le printemps ». C’est avec son adjoint le colonel Ouédraogo Serge Alain, dit-il qu’il a réussi à relever les défis qui se sont présentés à eux.

Le nouveau commandant a, quant à lui, indiqué vouloir consolider les acquis et imprimer son rythme à lui. Fort des compétences des hommes qui composent l’unité spéciale et les autres unités d’intervention,  il entend prendre des mesures contre la « principale » menace terroriste et pour le maintien de l’ordre public qui est souvent troublé ces derniers temps.

Parce qu’ « on n’a jamais tout » et que la première ressource à disposition, c’est celle humaine, le colonel Tapsoba compte plus sur les hommes et femmes qui composent la gendarmerie que sur le matériel. « Dans tous les cas, on n’aura jamais suffisamment de matériel. On sera efficient avec ce qu’on a », a-t-il dit.

Oui KOETA

Burkina24

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