Adjudant-chef (à la retraite) COULIBALY Yaya dit "COULOUZE"
Adjudant-chef (à la retraite) COULIBALY Yaya dit “COULOUZE”

« Coulouze », nom d’artiste, à l’état civil COULIBALY Yaya est un gendarme à la retraite. Il est né à Kankalaba dans la province de la Léraba. On peut dire que son chemin pour la musique était tracé d’avance puisque son Père était un acteur de la culture Senoufo et sa mère l’une des plus grandes cantatrices de son époque. Il est monté sur scène pour la première fois alors qu’il était encore élève et ce à la faveur d’une soirée culturelle organisée par un établissement scolaire de Banfora en 1975.

« Coulouze » s’est familiarisé avec la scène musicale grâce aux animations de bals de fin d’année. C’est ainsi qu’il fera la connaissance de Youssouf membre de l’orchestre « les léopards de Bobo », un artiste chanteur interprète de la musique occidentale comme le Jazz et le gospel.

Au lycée Promotion de Bobo-Dioulasso, l’élève COULIBALY Yaya intègre le groupe d’animation culturelle « Zélélou band » qui avait à sa tête le grand guitariste « Yellow dragon », très bien connu des mélomanes.

En 1984, Coulouze est admis au concours de la Gendarmerie Nationale et a dû accomplir son Service National Populaire (SNP) comme enseignant à l’école primaire de Dingri dans la province du Yatenga.

En 1986, il finit sa formation et devient gendarme. Dès ses premiers pas dans l’armée, il rejoint « les élites », l’orchestre de la Gendarmerie. Batteur, vocaliste aux côtés des anciens comme « Salaka Vince » PAFADNAM Grégoire, BATIOBO Gilles et bien d’autres, il va sillonner avec le groupe, les villes du Burkina Faso pendant une dizaine d’années pour animer des spectacles.

Grace à Seydony Production, « coulouze » rend hommage à l’un de ses devanciers « Salaka Vince », décédé quelques années auparavant, en interprétant ses chansons de façon extraordinaire.

En 2000, l’artiste, décidant de faire une carrière solo, entre en studio. En 2003, il sort et met sur le marché de disque son premier album de 6 titres intitulé « Kouroumba ». Mais c’est avec la chanson « Citoyen libre » que l’artiste se fera connaitre des mélomanes Burkinabé. L’originalité de sa musique tient du fait qu’elle est inspirée des rythmes et mélodie du balafon.

À travers ses chansons, Coulouze dénonce le mal et exalte le bien.  Cet engagement pour la cause du bien commun lui vaudra de créer une association pour la promotion des Xylophones et balafons. En juin 2013, il sort son deuxième album, un opus de 8 titres qu’il baptise 7-77 en hommage à toute la jeunesse de 7 à 77ans. Parmi ses chansons, on peut retenir « attention » sabali » manaya mawa.

En 2014, « Coulouze » est admis à la retraite au grade d’Adjudant-chef.  Désormais libre de ses engagements professionnels, il entend se consacrer davantage à sa passion, la musique.

Télécharger clip

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

celtabet